Rien de vraiment neuf à vrai dire, mais quand même, on apprend (au milieu des affaires Nabilla et Fillon-Jouyet) la confirmation que Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg de 1995 à 2013, ministre des finances du Luxembourg de 1989 à 2009 (oui il a réussi l'exploit de cumuler, dans le même temps, premier ministre et ministre des finances), président de l'Eurogroupe de 2005 à 2013, a favorisé entre 2002 et 2010 un système massif d'allégements fiscaux organisé au profit de plus de 300 multinationales (Apple, Amazon, Heinz, Ikea, Pepsi, Axa et Crédit agricole....) mais aux dépens des États voisins et des contribuables européens.

Jean-Claude Juncker a tout de même concédé que la "faible" taxation des entreprises ne "correspond pas" au "concept de justice fiscale" et "aux normes éthiques et morales généralement admises".

Aujourd'hui, Jean-Claude Juncker est président de la Commission européenne. Et c'est un scandale.

Il a été élu le 15 juillet dernier (à bulletin secret !) par 422 députés européens, sur proposition du Conseil européen.