Pense bête

23 décembre 2011

Street art

Je n'avais jamais imaginé que ça arriverait un jour, mais nous y sommes : aujourd'hui est née une rubrique Arts. Et je commence par quelques photos glanées sur un site de street art.

7-street_art_november_2-3dL'histoire de la peinture est ici.

 

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18 décembre 2011

Qui détient la dette française ?

La dette française est multiple (triple pour être exact) : on distingue celle de l'Etat, celle des collectivités locales et celle des administrations publiques.

Les titres émis par un l'Etat français lorsqu'il souhaite emprunter sont les Obligations Assimilables au Trésor (OAT), les plus importantes en volume, remboursables en sept à cinquante ans, qui peuvent être à taux fixe ou variable. Il existe également deux types d'emprunts à court terme : les Bons du Trésor à intérêt ANnuel (BTAN), d'une durée de deux ou cinq ans et les Bons du Trésor à taux Fixe et à intérêts précomptés (BTF), émis pour des périodes très courtes (de l'ordre de quatre à sept semaines). Quand l'Etat veut emprunter, il vend donc ces titres, contracte une dette, et en échange rémunère ses créanciers selon un taux d’intérêt défini. Depuis 2001, c'est l'Agence France Trésor qui est chargée d'émettre ces titres et donc d'emprunter.

Comment sont répartis ces différents types d'emprunts ? Qui les détient et dans quelles proportions ?

En juin 2010, la députée UMP de la 3ème circonscription d'Eure-et-Loire pose la question écrite suivante au gouvernement (en l'occurence à François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État) :

Mme Laure de La Raudière attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur le rôle de l'agence France Trésor sur la gestion de la dette et de la trésorerie de l'État, au regard notamment de l'impératif de transparence qui s'impose à ce service de compétence nationale. En effet, la France devra émettre 175 milliards d'euros d'emprunts en 2010, et les contribuables sont légitimement en droit de savoir clairement qui sont les créanciers de l'État. Selon le directeur général de l'agence France-Trésor, "les acheteurs asiatiques sont des acheteurs nets chaque mois, ainsi que ceux du Moyen-Orient et du Maghreb". Force est de reconnaître qu'une telle information est pour le moins lacunaire. Certes, on sait qu'à la fin de l'année 2009, 67,9 % de la dette négociable de l'État (OAT, BTAN, BTF) était détenue par des non-résidents. Par conséquent, elle lui demande de lui indiquer, année par année depuis 2000, qui sont les créanciers de la France, pour quels montants et à quels taux.

La réponse qui lui est faite est la suivante :

Les textes actuellement en vigueur (notamment art. L. 228-2 du code de commerce, décret d'application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, art. L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire) n'autorisent les conservateurs d'instruments financiers (Euroclear France pour les titres d'État français) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu'aux seuls émetteurs d'actions, de bons de souscription d'actions ou d'instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l'agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs des obligations assimilables du Trésor (OAT), des bons du Trésor à intérêts annuels (BTAN) et des bons du trésor à taux fixe (BTF). Néanmoins, la structure de la détention de la dette française peut être estimée grâce à deux sources d'information : les statistiques de la balance des paiements fournies par la Banque de France qui portent sur la détention de la dette de l'État par les non-résidents. Ces statistiques ne donnent toutefois pas d'indication quant au détail de la répartition géographique à l'intérieur de la catégorie « non-résidents » ; l'étude annuelle publiée par le Fonds monétaire international (FMI) (coordinated portfolio investment survey) qui fournit davantage de détails sur la répartition de détention par pays mais qui porte sur un périmètre qui est plus large que celui des seules dettes gouvernementales (dette publique et dettes bancaires). La direction de la balance des paiements de la Banque de France fournit les données concernant la détention de la dette française par les non-résidents. Ainsi, selon l'enquête réalisée chaque trimestre sur « les placements en valeurs mobilières des agents économiques » 70,6 % de la dette négociable était détenue par les non-résidents, au mois de juin 2010 (84,1 % des BTF, 89,8 % des BTAN et 61,7 % OAT). (En pourcentage.)
 BTFBTANOAT
TOTAL
dette
négociable
31 juin 2010 84,1 89,8 61,7 70,6
31 décembre 2009 75,3 87,4 60,2 67,9
31 décembre 2008 68,2 85,8 58,6 65,1
31 décembre 2007 63,4 75,7 56,5 61,3
31 décembre 2006 68,7 71,1 54,2 59,0
31 décembre 2005 71,5 72,7 49,7 56,5
31 décembre 2004 64,4 71,8 45,1 52,7
31 décembre 2003 56,7 69,9 39,7 48,0
31 décembre 2002 51,9 63,1 34,2 41,9
31 décembre 2001 61,1 55,2 30,2 38,4
31 décembre 2000 63,0 50,7 25,2 33,7
31 décembre 1999 71,5 46,9 17,7 28,0
31 décembre 1998 48,1 36,8 15,0 22,6
31 décembre 1997 51,9 30,3 12,4 20,0
31 décembre 1996 43,6 34,6 9,6 18,4
31 décembre 1995 42,5 40,7 16,0 24,8
31 décembre 1994 10,3 25,5 19,9 20,5
31 décembre 1993 19,6 38,4 32,3 32,8
Le sondage coordinated portfolio investment survey mené par le FMI donne une indication partielle sur la part des résidents situés dans la zone euro dans les investissements de portefeuille dans les titres de dette (dette publique et dette bancaire n'étant pas distinguées). Selon ce sondage, à la fin de l'année 2008 il apparaît que 47,4 % des titres de dettes détenus par les non-résidents le sont par des non-résidents situés à l'intérieur de la zone euro. Sous l'hypothèse que la structure de la détention de l'ensemble de la dette extérieure de la France est identique à la structure de la détention de la dette de l'État et que cette structure de détention n'a pas évolué entre 2008 (date de référence de la dernière étude publiée par le FMI) et 2010, il est possible d'estimer la proportion de la dette de l'État qui est détenue par des non ésidents situés à l'intérieur de la zone euro, soit environ un tiers (70,6 % multiplié par 47,4 %). Toujours selon ce sondage, la part des investissements de portefeuille provenant de l'extérieur de la zone euro dans les investissements de portefeuille dans les titres de dette serait plus importante en Allemagne (58,3 %) qu'en France (52,6 %) ou aux Pays-Bas (43,5 %) ; l'Italie (33 %) et l'Espagne (32,3 %) présentant une proportion d'investisseurs non-résidents inférieure. Un niveau de détention élevé de la dette française par des non-résidents ne doit pas être considéré comme un handicap pour l'économie française : outre le signal de confiance dont il témoigne de la part de la communauté des investisseurs sur la qualité du crédit de la France et sur l'économie française, elle accroît la sécurité de la gestion de la dette. En effet, plus la dette est détenue de manière diversifiée du point de vue géographique et par type de détenteur, moins la réponse aux chocs affectant la demande de titre est uniforme. La diversification géographique des investisseurs permet également de diminuer le coût de la charge de la dette en augmentant la concurrence potentielle pour l'achat des titres de dette française. Au sein des investisseurs internationaux, l'exploitation de la demande internationale, qui émane notamment des banques centrales, constitue une chance pour les émetteurs qui en bénéficient car, s'agissant d'une demande structurelle, elle est assez peu sensible au taux d'intérêt à la différence de celle émanant par exemple des assureurs. En outre, de nombreux investisseurs non-résidents, comme les banques centrales ont un mode de gestion de leurs actifs assez proche de la stratégie « de détention jusqu'à l'échéance », ce qui en fait des investisseurs de long terme qui stabilisent le marché en absorbant par leurs achats récurrents l'essentiel des émissions nettes. Enfin, une plus grande sollicitation de l'épargne nationale pour le placement de la dette de l'État engendrerait de manière certaine un effet d'éviction important au détriment de l'investissement privé qui bénéficie actuellement des placements monétaires et obligataires (livrets réglementés, assurance vie...). Le bénéfice associé à un niveau élevé de diversification des détenteurs de la dette française, que ce soit du point de vue géographique ou par catégorie d'investisseurs, sous la forme d'un faible coût d'emprunt pour l'État - pour le plus grand bénéfice du contribuable français - nécessite la poursuite des politiques de responsabilité budgétaire et financière qui permettent à la France de bénéficier de la qualité de crédit qui est aujourd'hui la sienne. Enfin, pour mémoire, le programme d'emprunt à moyen long terme de la France pour l'année 2010 s'élève à 188 Md.

On ne sait donc pas qui sont les créanciers de la France !

Ce qu'on sait, c'est qu'en juin 2010, 70,6% de la dette était détenue par des non-résidents. Et cela on le sait par " les statistiques de la balance des paiements fournies par la Banque de France qui portent sur la détention de la dette de l'État par les non-résidents", statistiques fournis par une enquête trimestrielle.

La deuxième source d'informations à disposition est la coordinated portfolio investment survey réalisée chauqe année par le FMI. Cette enquête permet d'estimer la part de non-résidents dans la zone Euro qui détiennent de la dette française : soit 47,4% des non-résidents.

La loi interdit d'en dire davantage.


Pour en savoir plus : un article plus complet de Samuel Laurent sur le site du Monde.fr.

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16 décembre 2011

Quinquennat Sarkozy : bilan

C'est l'équipe de campagne de François Hollande qui a réalisé ce bilan.

bilan_sarkozy

1. De 1175,9 (1er trimestre 2007, Insee) à 1788 milliards d’euros à la mi-2012 (prévisions Bercy/Banque de France et rapport du projet de loi de finances pour 2012).

2. Liste établie par le journal Le Monde sur la base des travaux de la commission des finances de l’Assemblée nationale présidée par Jérôme Cahuzac. Par ailleurs, les prélèvements obligatoires sont passés de 43,3% du PIB - 818,9 milliards - en 2007 à 44,5% - 920,9 milliards - en 2012 (Insee/conseil des prélèvements obligatoires et rapport du projet de loi de finances pour 2012).

3. Hausse entre 2002 (Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur) et 2010 (rapport thématique de la Cour des comptes, P. 24, 2011, "Au cours de la période 2002-2010, [...] les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes ont augmenté de 21,2 %, dont 2,5 % en 2010 en France métropolitaine.").

4. En utilisant le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, chiffres Insee/Observatoire des inégalités. En 2008, 7,836 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté. En 2009, 8,173 vivaient sous le seuil de pauvreté.

5. 66000 suppressions de postes entre 2007 et 2011 auxquelles il faut ajouter les 14000 suppressions programmées à la rentrée 2012.

6. Classement mondial effectué par RSF.

7. Rapport 2011 de Médecins du Monde.

8. Chiffres de l’Insee (2010).

9. De 9,5 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 18,2 milliards à la fin 2011 (rapport du projet de loi de financement de la sécurité sociale).

10. De 39,1 milliards d’euros de déficit en 2007, nous sommes passés à 75 milliards à la fin 2011 (prévisions Bercy).

11. Le taux de croissance cumulé sur la période 2007-2011 est de 2,6% (avec un taux de 1,7% pour 2011). Fin 2006, le taux de croissance était à 2.5% (Chiffres Insee).

12. En 2002, la France comptait 4 045 000 emplois industriels. Elle en compte 3 292 000 au troisième trimestre 2011, soit une baisse de 750 000 (chiffres de l’Insee 2011).

13. Chiffres de l’Insee (2010).

20 novembre 2011

Spread France-Allemagne

Quel critère prendre en compte pour juger de la bonne santé économique de la France ? Les médias semblent scruter en permanence, à chaque prise de parole de Nicolas Sarkozy, à chaque décision gouvernementale, à chaque réunion du G20 la réaction du CAC40 et de lémarchés, érigés à présent en être capable au choix : de trembler, de bousculer l'Europe, d'acculer les dirigeants européens, de manifester leur défiance, de douter, d'imaginer le pire, d'attendre, d'être euphoriques, déçus, fébriles, de s'affoler ou encore d'avoir peur. Point de structures ou d'acteurs ici, mais systématiquement une entité fait homme, floue et indéterminée.

Paraîtrait qu'un autre critère serait plus juste : le spread franco-allemand. Mais kècecè ?

Le spread ? C'est très facile. C'est : l'écart de rémunération des obligations d'Etat à dix ans, entre la France et l'Allemagne, soit le thermomètre comparatif de notre sérieux et de celui de nos voisins allemands.

Pour se rendre compte de l'évolution de ce spread, un graphique réalisé par lemonde.fr :

   
 
S.
Annonce du second plan de rigueur par François Fillon
2011-11-7
R.
G20 à Cannes
2011-11-3
Q.
Réunion d'urgence sur la Grèce et la zone euro
2011-11-2
P.
Annonce d'un référendum grec
2011-11-1
O.
Accord de la zone euro avec notamment la restructuration de la dette grecque
2011-10-26
N.
Fin des négociations entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy
2011-10-24
M.
Annonce de la mise sous surveillance du Aaa de la France par Moody's
2011-10-18
L.
Échec des négociations entre Sarkozy et Merkel
2011-10-9
K.
Vote de l'aide à la Grèce par le Bundestag
2011-9-29
J.
Dégradation de la note de deux banques françaises par Moody's
2011-9-14
I.
Abandon de l'idée d'un communiqué franco-allemand de soutien aux banques
2011-9-13
H.
Annonce du premier plan de rigueur par François Fillon
2011-8-24
G.
Rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur la réforme de la gouvernance de la zone euro
2011-8-16
F.
Réunion à l'Élysée entre Nicolas Sarkozy, François Fillon et le ministère des finances sur la crise
2011-8-9
E.
Abaissement de la note des États-Unis par Standards & Poor
2011-8-5
D.
Adoption par la France du fonds européen de stabilité financière
2011-8-1
C.
Un sommet des chefs d'État et de gouvernement de la zone euro propose un plan d'aide sur la Grèce
2011-7-21
B.
Aux États-Unis, Républicains et Démocrates ne parviennent pas à s'entendre sur un plan pour éviter le défaut de paiement.
2011-7-5
A.
L'UE refuse de débloquer l'aide à la Grèce tant que celle-ci n'a pas voté un nouveau programme d'austérité
2011-6-20
   
 

Données : Bloomberg

Cela permet donc de comparer les différences de traitement par les investisseurs entre la France et l'Allemagne sont déjà traitées différemment par les investisseurs. Plus le taux demandé est cher, moins les investisseurs font confiance au pays à qui ils prêtent de l'argent.  Avant la crise de 2008, l'écart entre les deux rendements était en moyenne de 10 "points de base", c'est-à-dire de 0,1 pourcent d'écart (quand le taux d'intérêt demandé à la France était par exemple de 2% celui demandé à l'Allemagne était de 1,9%). En mai 2011, le spread était de 0,3. La semaine dernière, il était de presque 1,7. Un record depuis la création de l'euro (et même depuis 1997), traduisant l'écart de plus en plus grand de la perception entre l'Allemagne, bon élève économique, et la France, peu crédible dans la réduction des déficits…

C'est quoi les marchés financiers, sur le blog Comprendre l'actualité économique.

Le "spread" franco-allemand s'envole encore malgré les plans de rigueur, sur lemonde.fr.

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24 octobre 2011

G20

Le G20, tout comme le G8, est une vraie bizarrerie internationale. Une espèce d'oligarchie où quelques uns se sont auto-proclamés maître du destin des nations parce que plus riches et plus puissants. Chaque réunion est l'occasion pour Notre Président de montrer qu'il en a et qu'il préside aux grandes destinées du monde. Avec quelles applications pratiques ?

"On ne pourra pas dire que le G20-G8 n’a pas d’idées : il en a au moins deux. Une idée théorique (variable) et une idée pratique (fixe). Une idée théorique affichée pour mieux dissimuler l’idée pratique inavouée. À vrai dire, l’idée pratique n’est pas neuve, elle est maintenant d’un robuste classicisme et comme une marque de fabrique en train de se patiner : tout faire pour ne rien avoir à faire – contre la déréglementation financière – et envoyer des leurres en tous sens. C’est simplement l’idée théorique – le leurre – dont elle se sert comme d’un paravent qui est régulièrement renouvelée, sans doute pour éviter la lassitude du public et mieux donner l’air de la grande activité. Quelques effets d’apprentissage suffisent pour se faire à l’idée que les « sujets » poussés sur le devant de la scène du G20-G8 sont claironnés en exacte proportion de ce qu'ils sont inoffensifs."
Frédéric Lordon, G20-G8, ou la passion des faux problèmes

Sont décidés : la nécessité d'une relance coordonnée et concertée, le refus du protectionnisme, une meilleure régulation des marchés financiers et une nouvelle gouvernance mondiale.

Les bonus et les paradis fiscaux sont désignés responsables de tous les maux.

"Le Sommet de Londres débouche sur des avancées majeures dans le domaine de la régulation financière, en particulier en matière d'encadrement des fonds spéculatifs ("hedge funds") et des agences de notation, qui échappaient jusque là à tout contrôle. Des mesures sans précédent sont prises pour lutter contre les paradis fiscaux : les pays du G20 se mettent d'accord pour publier une liste des places financières qui doivent désormais se conformer aux exigences de transparence de la communauté financière internationale et pour sanctionner ceux qui refuseraient de le faire. Les membres du G20 tombent également d'accord pour déterminer ensemble des règles sur les politiques de rémunération des institutions financières, afin qu'elles n'incitent plus à une prise de risque excessive ou à privilégier le court terme. Enfin, le G20 de Londres décide le triplement des ressources du FMI (qui passent de 250 à 750 milliards de dollars), pour aider les pays les plus fragiles à faire face à la crise."

On décide cette fois d'encadrer les bonus. Le Parlement européen proposera donc qu'un "équilibre approprié [soit] établi entre les composantes fixe et variable de la rémunération totale". Aussitôt transformé dans le droit français par : "les entreprises assujetties définissent un rapport approprié entre les composantes fixe et variable de la rémunération totale". Où on voit que la notion d'équilibre a tout simplement disparu et que les mots sont importants.

« Nous n'autoriserons pas un retour aux pratiques bancaires antérieures » par l'intermédiaire de règles comptables et prudentielles plus exigeantes pour les institutions financières.

  • G20 de Cannes

 C'est reparti le week-end prochain et c'est à Cannes.

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20 octobre 2011

Faire part

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REUTERS/Pascal Rossignol

10 octobre 2011

Dette et création monétaire

J'avais prévu, un jour, de tenter de comprendre et d'expliquer le mécanisme de création monétaire, de prêt de la Banque Centrale aux banques privées puis de celles-ci aux Etats, de l'interdiction faite par la loi du 3 janvier 1973 puis par le traité de Maastricht (article 104) :

Article 104 du traité de Maastricht

1. Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la BCE, du même traitement que les établissements privés de crédit.

puis par le traité de Lisbonne[1], de l'interdiction donc, faite à la Banque de France puis à la Banque Centrale Européenne de prêter directement aux Etats, de l'influence de cela sur la dette publique.

Mais finalement une vidéo valant mieux qu'un long discours :

 

[1] L'article 104 du traité de Maastricht a été légèrement modifié par le traité de Lisbonne (retrouvez ces modifications à partir de la page 73 du traité - attention ceci est incompréhensible pour un non-initié). Il est devenu les articles 123 à 126 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.


Mise à jour du 19 novembre : pour contrebalancer un peu avec cette vision simplifié, un article d'Anne-Sophie Jacques chez Arrêt sur Images.

09 octobre 2011

Petite phrase Twitter (2)

"Amis socialistes, votez qui vous voulez aux primaires. Le plus important c'est que vous votiez Mélenchon au second tour en 2012."

despasperdus, 1er octobre 2012, Twitter

28 septembre 2011

Comité (1)

C'est ma première réunion de comité. Voilà plusieurs mois que je suis adhérent mais mon nom n'est redescendu au niveau local qu'en août.

On a rendez-vous chez Gauthier. J'ai demandé son numéro de téléphone, on m'en a donné un mauvais. Résultat : je suis dans la rue en bas de l'immeuble sans possibilité de rentrer. Heureusement quelqu'un sort, je profite de cette porte ouverte pour rentrer.

Je découvre enfin mes premiers camarades. Déception, nous sommes 4 puis 5 : les 2 co-secrétaires du comité (à parité), un nouvel adhérent, un ancien et moi. Je suis le plus vieux. Mon comité ce sont donc beaucoup de jeunes et un vieux con (le vieux con c'est moi).

Ce comité est censé être une assemblée générale dont le but est de renouveler les statuts de l'association (chaque comité a également le statut d'association afin de pouvoir gérer un compte en banque). A 5 (sur 43 adhérents dénombrés dans mon comité), le vote de l'assemblée générale ne va pas être très représentatif.

Première étape : retrouver les statuts de l'association créée l'année dernière par le précédent bureau, donc retrouver les papiers voire le nom de l'association. Le bureau précédent avait déjà enregistré l'association à la préfecture mais n'avait jamais ouvert de compte en banque. Malheureusement personne ne sait rien sur rien sur cette association : le nom, le numéro de référence à la préfecture... Pas grave, il suffit d'en créer une nouvelle !

Chaque réunion de comité est également l'occasion d'organiser diverses activités : tractages, collages, assemblées citoyennes...

Première difficulté de l'organisation d'un collage : avoir un permis. Ben oui, on est jeune au Parti de Gauche et on n'a pas forcément le temps et l'argent d'avoir un permis.

Deuxième difficulté : avoir une voiture. Déjà qu'on n'a pas le permis, on va pas non plus avoir une voiture ! Parmi les 5, je suis le seul à en posséder une, le problème étant qu'elle est taguée aux couleurs de l'entreprise. On annule le collage pour cette fois, c'est beaucoup trop compliqué et ça demande beaucoup trop d'organisation !

On discute rapidement du site Internet du Parti de Gauche pour le département. Il n'est jamais mis à jour, de très rares informations nouvelles, les prises de contact ne fonctionnent pas. Je me propose pour tenter d'y travailler. Il ne reste plus qu'à trouver la ou les personnes en charge actuellement et à leur communiquer mes coordonnées.

Tout ça semble complètement brouillon et très bordélique mais tout le monde (soit 4 personnes plus moi, je le répète) a l'air hyper motivé, est demandeur d'action, d'échange. A suivre...

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25 septembre 2011

Robert Badinter

C'est fait, Robert Badinter arrête sa carrière politique et n'est plus sénateur.

 

 

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