Terrorisme (subst. masc.) :

A. − HIST. Politique de terreur pratiquée pendant la Révolution.
P. ext. Emploi systématique par un pouvoir ou par un gouvernement de mesures d'exception et/ou de la violence pour atteindre un but politique.

B. − Ensemble des actes de violence qu'une organisation politique exécute dans le but de désorganiser la société existante et de créer un climat d'insécurité tel que la prise du pouvoir soit possible. Lutte contre le terrorisme; recrudescence du terrorisme; victime du terrorisme; terrorisme à l'italienne.

P. anal. Attitude d'intolérance, d'intimidation dans le domaine culturel, intellectuel et/ou spirituel.

A propos de l'attentat contre Charlie Hebdo, la BBC n'a pas souhaité utiliser le mot "terroriste" pour qualifier leurs auteurs. Car c'est vrai que le mot terrorisme est un peu fourre-tout.

Terrorisme quand Jean-Claude Juncker affirme qu'"il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens" ?

Terrorisme le règne des marchés et leur réaction aux élections grecques ?

Terrorisme les actes de sabotages contre des GPII ?

Terroristes, les résistants pendant la Seconde Guerre mondiale ? Terroristes, les membres des Brigades rouges tolérés en France par François Mitterrand ? Terroristes, les poseurs de fer à béton sur des caténaires ?

Terrorisme des fous qui ne nous font pas peur ?


Dans un autre registre, Laurent de Sutter qualifie les autorités européennes de fascistes.

Il s’agit de se donner une couverture idéologique de pure convention, un discours auquel on fait semblant d’adhérer, pour, en vérité, réaliser une autre opération. Comme je l’ai suggéré plus haut, cette autre opération est une opération d’ordre : il s’agit de s’assurer de la domestication toujours plus dure des populations européennes - de ce qu’elles ne réagiront pas aux mesures de plus en plus violentes prises à leur encontre. Des gouvernements qui se prétendent démocratiques ont été élus par les différentes populations européennes - mais ce sont des gouvernements dont le programme caché est tout le contraire : ce sont des gouvernements qui souhaitent la fin de la démocratie, car la démocratie ne les arrange pas. Tout le reste n’est que prétexte. Or, ce que le nouveau gouvernement grec tente de réaliser, c’est réintroduire un peu de réalisme au milieu de l’invraisemblable délire politique, économique et rationnel dans lequel baigne l’Europe - donc un peu de démocratie. Mais, ce faisant, il rend apparent l’ampleur de la crapulerie régnant dans les autres pays du continent - et, cela, on ne le lui pardonnera pas.