Le 9 mars dernier, un jeune de 15 est interpellé par la police française. En guise de torture, les policiers lui recouvrent la tête d'un sac en tissu. C'est Pascale Pascariello qui le raconte sur Mediapart.

 

Après l’avoir violemment plaqué  au sol, frappé au visage, l’un des policiers lui recouvre la tête d’un sac en tissu. «J’ai eu peur de ne plus pouvoir respirer. Je leur ai  dit “arrêtez, enlevez-le-moi !”. Mais ils ont laissé le sac sur ma tête.  J’étais sous le choc ».

Examiné le soir même aux urgences, pour des hématomes au visage et  des douleurs au thorax, Khaïs écope d'une incapacité totale de travail  (ITT) de 5 jours.  Mais le traumatisme le plus important reste le moins visible.

« J’ai peur qu’ils reviennent. Je n’aime pas trop en parler parce que  ça me rappelle le sac sur la tête et c’est très humiliant pour moi. J’ai  pensé que j’allais mourir ».

Le secrétaire général d’Alliance Frédéric Lagache assure que « mettre un sac sur la tête d’un mineur n’est pas problématique, c’est pour le protéger ».

A partir de combien de reportages, de vidéos et de témoignages, pourra-t-on dire que ça fait système ?