On aurait tort de croire que le complotisme ne frapperait que le bas peuple, celui qui n'aurait pas de culture, qui ne saurait pas réfléchir. Le complotisme frappe allègrement les plus hautes sphères et les plus éminents oligarques. Lordon en a parlé ici et et j'avais envie de documenter ça de mon côté.

A peine décidai-je de créer une page de suivi du complotisme de nos élites qu'Emmanuel Macron si enfonça bien profondément :

Douze semaines après l'embrasement du mouvement des Gilets jaunes, le président de la République pointe la responsabilité des médias, leur « naïveté » face à ce qu'il considère comme une manipulation des extrêmes, avec le concours d'une puissance étrangère.
Selon lui, il est évident que les Gilets jaunes radicalisés ont été « conseillés » par l'étranger. « Les structures autoritaires nous regardent en se marrant, ajoute-t-il. Il ne faut pas se tromper. On est d'une naïveté extraordinaire. [...] Le boxeur, la vidéo qu'il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d'extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan. Nous n'avons pas construit, comme beaucoup de nations autoritaires, les anticorps au système. Donc, nous, on est des pitres ! La communication officielle ou celle de tous les mouvements traditionnels, elle est très peu active, très peu relayée. Les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C'est Russia Today, Spoutnik, etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n'est plus BFM qui est en tête, c'est Russia Today. »

Et cela au moment même où on apprenait que son protégé à l'Elysée, Alexandre Benalla, négociait des contrats avec des mafieux russes.

Les médias et les journalistes se défendent pas mal également, ce qui nous vaut quelques jolies perles :

  • Chez Alain Duhamel

A la rescousse de Carlos Ghosn :

  • Chez Challenges

Challenges Février 2019

  • Chez Brice Couturier

Cet éminent journaliste à France Culture voit le mal partout :