... on n’aurait jamais pu accueillir un navire de migrants en détresse. On se serait contenté de détourner le regard et polémiquer sur le concert d’un rappeur et ses paroles de 2005. Ouf... on l'a échappé belle.

... on entendrait parler du fléau de l'islam à longueur de journée.

CourrierInternational_Islam

 ... on ne supporterait pas d'avoir une femme d'origine musulmane et voilée présidente d'un syndicat étudiant.

... on aurait eu carrément des milices d'extrême-droite qui feraient des descentes dans les universités (de Montpellier et d'ailleurs) pour tabasser des jeunes militants de gauche sous le regard amusé de la hiérarchie.

... on aurait eu une présidente qui refoule les migrants et tape sur les opposants avec une milice privée.

... on entendrait en permanence que les migrants sont quelque chose à laquelle on est "confronté", une vraie calamité avec laquelle on se doit être solidaire mais en aucun cas qu'ils sont une opportunité économique.

... on aurait eu le mauvais facho au pouvoir : il voit des migrants arriver, il les renvoie en mer. Le bon facho, il voit des migrants arriver, il les renvoie en mer, sauf que lui il t'a dit de voter pour lui avant pour empêcher le mauvais facho de faire la même chose.

... on aurait failli célébrer Philippe Pétain (qui n'est plus maréchal depuis sa condamnation à la dégradation nationale en 1945) dont la poignée de main à Hitler, le statut des Juifs et le Vél d'Hiv ne sont ques "choix funestes" et on aurait été la risée de nos anciens alliés :

Capture du 2018-11-08 10-33-20

... on écouterait les anciens combattants d'extrême-droite et on leur donnerait raison parce que oui les sans-papiers sont vraiment un cheval de Troie qui préfigure le grand remplacement :