Il y a 5 ans jour pour jour, le fascisme tuait en plein Paris.

Un an après, 3 militants antifascistes se faisaient agresser à la Croix-Rousse alors qu'ils collaient des affichent en hommage à Clément Méric.

Cet automne, la vitrine de l'horloger de Saint-Paul a à nouveau été dégradée.

Cette semaine, la devanture de l'union locale de la CGT s'est fait tagguer par des fascistes.

Ce ne sont que quelques exemples de violences, d'agressions... des fascistes à Lyon. La Horde en a fait une recension plus détaillée pour 2017.


Claude Askolovitch a rencontré les parents de Clément Méric et les parents d'Antonin Bernanos. Il en a publié récemment un article dans Vanity Fair. On y découvre que ces deux familles se sont rapprochées, se sont découvertes et qu'elles luttent ensemble pour poursuivre le combat de leurs fils. Ci-dessous, deux extraits du texte fondateur de leur collectif :

Nous vivons dans une Europe qui se targue d'être un havre de paix, de liberté, de prospérité et de justice, construit sur le sang versé par les partisans lors des combats pour la libérer du fascisme. Pourtant nos enfants engagés dans diverses luttes sociales et politiques sont frappés, arrêtés, condamnés, et pour certains tués, par les autorités étatiques ou par des fascistes. Nous, leurs mères, affirmons que les politiques conduites par les États européens en sont, directement ou indirectement, responsables.
Face à l’impuissance de la protestation individuelle, nous unissons nos voix pour que l’on entende celles de nos enfants. Nos cœurs dévastés ne se laissent pas envahir par le silence des cimetières et l’humiliation des prisons. Pour nous, Mères, les lieux de détention, les quartiers populaires où sont discriminées les familles issues de l’immigration post-coloniale, les camps de migrants et les centres de rétention où sont humiliés ceux qui fuient la misère, la guerre ou les répressions politiques de leurs pays, seront toujours des espaces de mobilisation. Et les anniversaires de la mort de nos enfants viendront toujours nous rappeler l’exigence de la lutte.