Le jour J ! J'ai plutôt bien dormi. J'ai même fait un rêve génial que je n'ai pas écrit de suite et dont je peine à me souvenir précisément.

Le planning avant l'opération est simple : pas de petit déj' (il me faut être à jeun à partir de 6h du mat'), boisson sucrée autorisée jusqu'à 10h (j'ai acheté de l'Ice Tea), toilette au savon spécial, passage au laboratoire pour récupérer les derniers résultats d'analyse de sang (en particulier les marqueurs tumoraux qui peuvent donner des indications sur la présence de tumeurs, même si ce n'est pas très fiable dixit M. Deuxième avis), et enfin admission. Je m'y rends seul, j'ai indiqué aux parents que je saurai me débrouiller.

L'admission se présente de la même façon qu'au CECOS : une borne pour éditer un ticket (ticket Admission cette fois, pas Consultation) mais sans aucune attente, je suis seul. On vérifie mon dossier. Je demande si ma nuit en chambre est bien prévue : premier couac, ce n'est pas le cas. Il faudra que j'en discute avec les infirmières. Parfait, je n'avais que ça à penser aujourd'hui !

Direction l'acceuil Patient Debout. Rien à voir avec Nuit Debout, nulle trace de débats, commissions, révolution citoyenne... Seulement des rangées de fauteuils tous dirigés dans le même sens (ça n'aide pas à l'échange, on est loin de Nuit Debout) et un homme assis.

Une infirmière me fait rentrer dans son bureau, re-vérifie mon dossier. Ca commence mal : "c'est pour les 2 testicules ?". Pas du tout !!! C'est uniquement la gauche ! Mais c'est pas indiqué bordel ! L'art de rassurer et de mettre en confiance... Elle prend l'ensemble de mes documents médicaux (échographies, scanner, analyses de sang) et de mes documents administratifs (dont Attestation de l'information donnée au patient,  Consentement éclairé et autorisation et Personne de confiance et directives anticipées). Pour la chambre (et la nuit), c'est règlé. J'ai également le droit à 2 comprimés de Dafalgan et on passe au vestiaire.

Le principe : je me fous à poil, j'enfile slip bleu, blouse bleue, charlotte, chaussettes de contention, babouches puis peignoir. Je range toutes mes affaires qui partiront en bagagerie, sauf mes lunettes que je peux garder.

Nouvelle attente dans une nouvelle salle, avec toujours des rangées de fauteuils mais tous dirigés vers un écran de télévision qui diffuse BFM et avec davantage de monde (et des bouquins de sudoku déposés sur les tables basses).

Le moment fatidique approche.