La police tue, ce n'est pas nouveau. Et comment peut-il en être autrement dès lors qu'elle s'équipe d'armes non plus dissuasives mais directement destinées à tuer comme la grenade offensive qui a tué Rémi Fraisse.

Basta! s'est attelé à recenser les décès liés à des interventions de police et en a sorti une frise, "pour que ces morts puissent être évitées". Merci à eux.


Face à cette violence étatique et policière, quelles réactions faut-il avoir ? Comment faire pour que la peur change de camp ? La violence étatique et policière est une violence réelle autant que symbolique. Y opposer une non violence est-il alors une réponse suffisante ?
"Lancer une grenade offensive sur des civils n’est pas un acte de policier ou de gendarme.
C’est un travail de tueur. Ceux qui prétendent le contraire confondent l’administration et la mafia."
Ainsi se termine le communiqué de Sud Intérieur qui représente une partie des fonctionnaires en poste Place Beauveau, suite à l'assassinat de Rémi Fraisse.
Il y a quelques semaines, de passage en Corse, un habitant nous disait les choses ainsi : "la seule chose qu'ils comprennent c'est la violence, poser des bombes, faire tout péter, il n'y a que comme ça que les choses bougent". Et s'il y avait du vrai ?

Faut-il donc faire cramer les Centres de Rétention Administratifs, les agences d'intérim, les banques, les assurances et les bureaux du MEDEF ?

Pour être soupçonné d'être l'auteur d'un article sur le site collaboratif et anti-autoritaire toulousain IAATA, article informant sur la repression policière et esquissant des pistes de résistances, un Toulousain est aujourd'hui convoqué par la justice.