J'avais prévu, un jour, de tenter de comprendre et d'expliquer le mécanisme de création monétaire, de prêt de la Banque Centrale aux banques privées puis de celles-ci aux Etats, de l'interdiction faite par la loi du 3 janvier 1973 puis par le traité de Maastricht (article 104) :

Article 104 du traité de Maastricht

1. Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la BCE, du même traitement que les établissements privés de crédit.

puis par le traité de Lisbonne[1], de l'interdiction donc, faite à la Banque de France puis à la Banque Centrale Européenne de prêter directement aux Etats, de l'influence de cela sur la dette publique.

Mais finalement une vidéo valant mieux qu'un long discours :

 

[1] L'article 104 du traité de Maastricht a été légèrement modifié par le traité de Lisbonne (retrouvez ces modifications à partir de la page 73 du traité - attention ceci est incompréhensible pour un non-initié). Il est devenu les articles 123 à 126 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne.


Mise à jour du 19 novembre : pour contrebalancer un peu avec cette vision simplifié, un article d'Anne-Sophie Jacques chez Arrêt sur Images.


Mise à jour du 24 février 2013 : les Belges s'y sont mis aussi.