La mondialisation fait beaucoup débat aujourd'hui, notamment au travers du concept de démondialisation dont Arnaud Montebourg, Frédéric Lordon[1] ou Jacques Sapir se font l'écho.

La mondialisation n'est pas exempte de paradoxe, au premier rang duquel un modèle intéressant  : le modèle de gravité. Celui-ci postule que l'interdépendance commerciale entre deux pays s'organise spontanément en fonction du PIB de ces deux pays et de la distance géographique qui les sépare. Plus précisément, le commerce entre deux pays est proportionnel au produit du PIB de ces deux pays divisé par la distance à la puissance 0,9[2] (quand on double la distance entre deux pays, le commerce se réduit de 90%).

On pourrait croire aujourd'hui, les frontières n'existant presque plus, les échanges interantionaux paraissant de plus en plus fréquent, on pourrait croire donc, que ce modèle n'est pas respecté. Le résultat surprenant est qu'il n'en est rien et ce depuis les années 50. Et ce résultat ne semble pas être affecté par l'abaissement des barrières douanières ou par l'évolution des technologies.

On n'est pas à un paradoxe près.

[1] Lire entre autres : Qui a peur de la démondialisation ? ou regarder le débat Lordon/Coutrot sur Arrêt sur Images.

[2]Soit (P1 x P2)/d0,9. On retrouve ici par analogie la formule de la loi fondamentale de la dynamique F=G(m1 x m2)/d2, d'où l'appellation modèle de gravité.