L’activité française  a reculé de 0,3% au deuxième trimestre. Le gouvernement table (ou plutôt tablait) sur une croissance de 1,7%. Nous évitons donc la récession pour le moment. Bien. Mais d'où sortent ces chiffres ? Et sont-ils vraiment pertinents ?

Un seul organisme semble autorisé à publier des chiffres et c'est sur ceux-là que se base toute notre économie. Cet organisme, c'est l'INSEE. Etudions donc ce que nous enseigne le rapport de l'INSEE du 14 août.

L’activité française  a reculé de 0,3% au deuxième trimestre

Cela signifie que le PIB a diminue de 0,3% par rapport au 1er trimestre, soit 411,93 milliards (d'euros, de dollars, de livres ou de packs de bières, ça l'INSEE ne nous le dit pas, parions sur l'euro) au 2ème trimestre contre 413,16 euros au 1er trimestre. Apprécions la précision que nous donne l'INSEE à propos de ces chiffres :

"Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables."

Le PIB, tout le monde connaît. C'est cet indicateur qui rend compte de la richesse d'un Etat. Une première définition nous apprend que le PIB est la richesse créée :

  • en une année
  • dans un pays (inclut donc tous les agents économiques à l'intérieur du territoire quelle que soit leur nationalité) 

En voulant en savoir plus, on s'y perd complètement. Voilà ce qu'en dit le site de l'INSEE :

Agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes.
Il peut se définir de trois manières :
- le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activité) ;

- le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ;

- le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte ;

Me voilà bien avancé !

3 méthodes donc pour calculer ce fameux PIB qui pour résumer donnent les calculs suivants :

PIB = Somme des valeurs ajoutées (des entreprises ET des administrations)

+ Impôts sur les produits - Subventions sur les produits

PIB = Dépense de consommation courante + Formation brute de capitale fixe

+ Exportations de biens et services - Importations de biens et services

PIB = Rémunération des salariés + Impôts sur la production et les importations

+ Excédent brut d'exploitation et revenus mixtes - Subventions

Le gouvernement table sur une croissance de 1,7%

La croissance, ça c'est facile ! Pour commencer, c'est une augmentation. Puis comme le seul indicateur qui semble être utilisé est le PIB et bien ce sera l'augmentation du PIB.

Nous évitons la récession pour le moment
Au bord, pas loin... la récession est sur toutes les bouches et dans tous les éditoriaux. Pourtant, aucun risque (pour le moment). La récession obéit à une définition très précise. Il faut :

  1. une baisse (on s'en serait douté)
  2. sur 2 trimestres successifs (un seul trimestre ne suffit donc pas)
  3. du PIB (et de rien d'autre)

Ouf ! Au 1er trimestre, le PIB était en hausse. On en est donc qu'à un seul trimestre de baisse. On est sauvé jusqu'à la parution des chiffres du troisième trimestre.



Ce post est amené à être enrichi quand j'en prendrai le temps. Pour apprendre-en-s'amusant-avec-l'INSEE, c'est ici que ça se passe.

http://brises.org/notion.php/Produit-interieur-brut/PIB/croissance-economique/notId/32/notBranch/32/